Résumé

P. Alain Berthe Lefebvre, soeur Marie-Saint-Colomban… (1932)

Son âme jouissait de Celui qu'elle avait tant aimé !
Le corps de Sœur Saint-Colomban, revêtu de l'habit religieux, fut exposé dans la chambre même où elle venait d'expirer. Sur son front, la piété de ses Sœurs avait placé la blanche couronne des professes, sur son cœur le crucifix et dans ses mains le livre des Constitutions, symboles de la pureté de son âme et de l'amour de la croix qui avaient été les compagnons fidèles de sa vie. Son visage, tout à l'heure encore ravagé par la souffrance, reprenait maintenant un calme, une beauté qui n'étaient pas de la terre.
Source : Gallica

P. Alain Berthe Lefebvre, soeur Marie-Saint-Colomban… (1932)

La restauration de l'homme déchu, par la souffrance volontaire, est la loi du christianisme. Berthe Lefebvre ne fut-elle pas de ces âmes choisies auxquelles Dieu communique, pour le salut du monde, une large participation aux douleurs de son Divin Fils et par conséquent à son titre et à sa fonction de victime ? Il est permis, semble-t-il, de le penser. Soutenue par la grâce, elle avait gravi son calvaire sans plainte et sans faiblesse ; aussi sa mort douce, joyeuse même, ne fut que la récompense d'une générosité qui ne s'était jamais soustraite aux divines exigences.
Source : Gallica

P. Alain Berthe Lefebvre, soeur Marie-Saint-Colomban… (1932)

Après une courte et touchante allocution à celle qui allait librement sacrifier sa volonté avant de sacrifier sa vie, il lut lentement l'acte de la consécration religieuse.
Autour du lit de la nouvelle professe, la Communauté était réunie et bien des larmes coulaient silencieuses. Quant à Sœur Saint-Colomban, elle était visiblement au comble du bonheur ; son visage reflétait la joie de son âme. Que de fois elle avait soupiré, craignant de n'y jamais parvenir, après l'instant béni qu'elle vivait maintenant !
Source : Gallica

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