Prosper Yvaren

Résumé

Prosper Yvaren Opuscules de médecine (1880)

Nous sommes au 3 février, et Marie n'a qu'une seule fois inondé sa couchette.
Il est difficile, ce me semble, d'instituer l'expérience, l'experimentum d'Hippocrate, dans des conditions scientifiques plus rigoureuses : le hasard décidant seul de l'époque, de la saison, de l'ancienneté, de la fréquence, de l'âge, du sexe, du tempérament ; l'imagination tenue à l'écart, la nature du remède ignorée, pas de répugnance mise en jeu, aucun adjuvant emprunté à la matière médicale et à l'hygiène, la souris laissée à ses propres et uniques forces.
Source : Gallica

Prosper Yvaren Opuscules de médecine (1880)

Aucun retour offensif n'a lieu, et la malade se lève le le lendemain et se remet à son travail, aussi gaillardement que si elle n'avait rien éprouvé les jours précédents. Seulement, à deux reprises, elle ressentit, dans cette journée, une tendance à défaillir ; mais, chaque fois, il lui suffit de s'asseoir durant quelques instants pour dissiper ce malaise.
Chez cette malade, la date de l'hémorrhagie est plus récente, son abondance n'est pas moindre, la lutte entre le mal et le remède semble plus violente.; mais l'action de la sabine n'y apparaît ni moins rapide, ni moins sûre.
Source : Gallica

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