Maria Edgeworth

Maria Edgeworth

Bélinde (1801)

Résumé

Portrait de Maria Edgeworth Maria Edgeworth Bélinde (1801)

M. Vincent est certainement un jeune homme bon et aimable ; mais, s’il est joueur, Dieu préserve miss Portman d’être sa femme !
Dieu l’en préserve ! dit Clarence Hervey.
Celui, ajouta lord Delacour, qui veut posséder miss Portman doit être un homme supérieur. Ah ! monsieur Hervey, vous ne pouvez pas connaître comme moi tout son mérite. Il est bien différent de vivre avec une personne, ou de la rencontrer dans la société ; c’est alors seulement qu’on peut juger de l’humeur égale, de la générosité, de la bonté, de la douceur unie à la fermeté, qui caractérisent miss Portman.
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Portrait de Maria Edgeworth Maria Edgeworth Bélinde (1801)

Ma pitié ! répéta lord Delacour : il crut qu’elle allait réaliser par un aveu les soupçons qu’il avait formés sur elle. Il la regarda tout effaré.
— Je vais, mylord, vous confier un secret de la plus haute importance ; — un secret qui n’est connu que de trois personnes dans le monde, — miss Portman, Mariette et un homme dont je ne puis vous révéler le nom.
Arrêtez, lady Delacour, s’écria mylord, avec une émotion et une force qu’il n’avait jamais montrées, arrêtez, je vous en conjure ; — je vous l’ordonne, madame : — je ne me sens pas assez maître de moi.
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Portrait de Maria Edgeworth Maria Edgeworth Bélinde (1801)

Tu seras malheureuse, répondit M. Hartley, en inondant de larmes le front de sa fille. Ah ! pourquoi ne m’as-tu pas laissé conclure cet hymen que je desirais tant.
Ne le regrettez pas, mon père, reprit Virginie ; j’aime Clarence, (elle rougit en prononçant son nom) oh ! je l’aime bien plus que moi-même ; je le voyais triste et rêveur quand je le lui répétais ; il me disait : Virginie, vous croyez m’aimer ; mais votre imagination trompe peut-être votre cœur. Élevée dans la solitude la plus entière, défiez-vous du premier élan de votre sensibilité.
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