Résumé

Léandre Ducharme Journal d’un exilé politique aux terres australes

Vers quatre heures après-midi, nous rencontrâmes trois vaisseaux qui faisaient voile au Nord-Est.
Le 9, le temps fut calme jusqu’à neuf heures, alors une légère brise s’éleva du Sud-Ouest, le temps fut froid, mais beau ; nous nous attendions à voir la terre le lendemain.
Le 10, vent Nord-Ouest, temps clair et froid ; vers neuf heures à notre grand contentement nous entendîmes crier Terre, Terre ; en effet nous aperçûmes à l’avant une terre sur laquelle nous pûmes distinguer des bâtisses ; c’était Black Island située à l’Est de Long Island.
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Léandre Ducharme Journal d’un exilé politique aux terres australes

La chaleur était toujours grande. — Nous ne pûmes nous tenir sur le pont pendant nos deux heures de délassement ; car nous n’avions aucune ombre pour nous garantir d’un soleil brûlant. Le brai coulait de tout côté. Nous eûmes de forts orages accompagnés de tonnerre et d’éclairs. La brise n’était que momentanée et le calme plat succédait. Sur le pont du vaisseau se trouvaient des chaloupes où étaient renfermés des porcs et des moutons tout couverts de fumier.
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Le cuisinier avait été soupçonné de les avoir empoisonnés ; et avait eu son procès à Hobart-Town où ils avaient relâché. Un bosseman avait été contraint de prendre le commandement du vaisseau qui était chargé d’émigrés pour la Nouvelle-Galles.
Le 25 au matin nous vîmes encore la Côte qui nous parut être bordée de hautes montagnes. Mais nous ne la vîmes pas longtemps : le temps s’obscurcit et il tomba comme une brûme épaisse qui empêchait de voir. L’équipage craignait même pour le vaisseau. Car nous étions près de terre, nous pouvions rencontrer quelques écueils ; ils gagnèrent le large.
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