Louis Ulbach

Louis Ulbach

Résumé

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Mémoires d'un inconnu (1864)

Ma cousine avait raison; le vrai courage, c'était de rester près d'elle, de me faire le médecin du village; c'était de me résigner à l'aimer un peu, d'accommoder mon ambition à cette existence paisible. Oui, c'était là la gloire, le triomphe, parce que c'était là la vertu. Mais, si j'ai encore assez de fierté pour être un martyr de ma dignité, un héros de mon opinion, je n'ai plus assez de force tranquille pour être tout simplement un homme vertueux. J'ai vécu jusqu'au bout toute la vie de mon âme ici-bas; j'achève de vivre la vie de mon esprit, de ma vanité...
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Mémoires d'un inconnu (1864)

Une arrivée est presque toujours un mystérieux signal de réveil donné à l'espérance la plus improbable; de même que le départ, le plus souhaité est presque toujours le commencement d'une angoisse, le pressentiment, d'un sommeil agité pour l'âme. Il n'est pas rare de quitter la terre d'exil avec des pleurs ; il n'est pas rare non plus que le coeur, déchiré par les' regrets de la patrie, essaye de s'épanouir en abordant le lieu de son supplice, de sa prison à ciel ouvert.
C'est que l'inconnu est le seul rêve que les hommes n'aient pas flétri.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Mémoires d'un inconnu (1864)

J'étais bien désenchanté de l'Australie. J'emportais de cette patrie de l'or du plomb dans le coeur. Je n'étais donc pas, en abordant à Sydney, dans ces dispositions de curiosité presque semblables à du plaisir que j'avais ressenties malgré moi au premier aspect de Melbourne.
— Je ne te crains plus, disais-je à la nature. Je commence à connaître le fonds amer des enthousiasmes que tu inspires! Tu nous fais chercher Dieu en toi, et tu ne nous laisses trouver que l'homme, au moment où nous ouvrons le coeur et les bras.
Source : Gallica

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