Arthur de Boissieu,
Dernières Lettres d'un passant…
(1875)
“ Le suffrage universel est le Jourdain moderne institué pour le baptême des Césars. On demande aux populations de sanctionner le fait accompli, ce qui dénote la connaissance et le mépris des hommes. Le peuple vote, le tour est joué, l'Empire est fait. Plaise à Dieu que nos prévisions ne se réalisent jamais dans ce qu'elles ont de plus probable et assurément de plus triste. Je ne désire pas que le pouvoir soit ressaisi par ces radicaux silencieux qui aujourd'hui marchent docilement dans les sillons de M. Thiers, je ne le désire pas, mais je le crains. ”
