François-Xavier Garneau,
Histoire du Canada, tome IV
“ C’est au patriote, c’est à l’homme d’état de considérer tous les obstacles, de peser toutes les chances et de régler sa conduite de manière à obtenir le plus grand bien possible pour le moment en attendant le reste de l’avenir, sans livrer ce qu’on a déjà au risque d’une lutte désespérée. Il n’y avait pas de honte pour les Canadiens à prendre ce parti. Un petit peuple d’un demi-million d’habitans pouvait souffrir une injustice d’une puissance comme l’Angleterre sans flétrissure. Le déshonneur est pour le fort qui foule et tyrannise injustement le faible. ”
