Résumé

Chambre d'assemblée du Bas-Canada…

Tous les jours on crie qu’on veut tout faire à l’anglaise, et qu’on proscrit la langue des habitans du pays ; on crie à la partialité, à l’injustice. Aujourd’hui en voudrions-nous faire autant dans cette chambre ? Ce n’est pas un sentiment de préférence qui me fait élever la voix. Si je me trouvais dans une assemblée anglaise, où se trouveraient des personnes ne parlant que le français, et où l’on affecterait de ne parler que l’anglais, je réclamerais également contre une telle injustice. En cette occasion la justice veut que cette adresse soit lue dans les deux langues.
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Chambre d'assemblée du Bas-Canada…

Il y a des gens qui croiraient ne se pas distinguer, s’ils avaient les sentimens communs des hommes, et s’ils ne montraient leur goût pour ce qu’on méprise : ce sont ces gens qui conseillent l’administration. Quand on voit qu’on ne peut pas citer un jour où la constitution a produit du contentement, doit-on douter qu’il faille des changemens ? Qu’on demande au peuple de ce pays, s’il est content. Qu’on se demande si, sous un autre ordre de choses, le Conseil constitué de manière à avoir autant de bonne foi que de lumières, ne produirait pas le bien du pays ?
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Chambre d'assemblée du Bas-Canada…

C’est passé en principe que le conseil veut tout ce que l’exécutif veut. Cet abus exige absolument une réforme. Quel est le moyen de la faire ? Est-ce de donner encore au gouverneur le pouvoir de choisir les conseillers, après un outrage aussi sanglant fait à ce pays, en y appelant ces étrangers, comme s’il ne s’était trouvé personne dans ce pays pour remplir cette place. Mais il a trouvé dans le cœur de ces gens, bien indignes du rang qu’ils occupent, des sentimens conformes aux siens. Que ceux qui n’ont rien de Canadien, qui ne savent pas ce qui est juste et équitable
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