Auguste Laugel,
Les Guerres de religion au XVIe siècle
“ Il y eut, chose étrange, au commencement de la réforme en France, une heure de tolérance, une sorte d’aurore charmante, embellie à la fois par la religion, par les arts et par les lettres. Les adversaires ne s’étaient pas encore reconnus ; ils ne se connaissaient pas bien eux-mêmes ; la réforme n’avait pas encore pris la figure de l’hérésie, de la révolte. Ce moment unique a une sorte de grâce et de fraîcheur matinales ; partout, en France, en Allemagne, en Italie, on rêve une grande réforme de l’église, mais une réforme catholique. ”
