Claude-François de Rivarol, La prise de l'Hélicon, ou La guerre des sots… (1823)
“ En vrais amis ne nous disputons rien, Et sagement usons de la conquête. Embrassez-vous et que la paix soit faite. » Tous les Cotins leur en disent autant : Les deux rivaux se baisent en grondant. Sélis reprit : « le jour se décolore, La nuit s'avance et la faim me dévore. Il faut souper; mets exquis et bon vin Pour les vainqueurs sont un plaisir divin. Mercure ici nous a fait grande chère, Et tout est prêt. Demain lorsque le jour De son éclat fera briller la tour, Que l'Hélicon rentre dans la poussière ; Et que Phébus trop long-temps couronné, Par ses égaux soit enfin détrôné. » ”
