Callimaque de Cyrène,
Lyriques grecs
“ Que celui qui brave mon roi, brave donc aussi les dieux ! Si vos chants plaisent à Phébus, il vous comblera de gloire ; il le peut, car il s’assied à la droite de Jupiter. Mais un jour est trop peu pour chanter Apollon ; la carrière est vaste. Eh ! qui peut cesser de chanter Apollon ? La tunique d’Apollon est d’or ; son agrafe, sa lyre, son arc, son carquois et ses brodequins sont d’or. L’or et les richesses brillent autour de lui ; j’en atteste Pytho [1] . Toujours jeune, toujours beau, jamais le moindre duvet n’ombragea les tendres joues d’Apollon. ”

