Callimaque de Cyrène

Élements biographiques

Portrait de Callimaque de Cyrène Callimaque de Cyrène Lyriques grecs

Que celui qui brave mon roi, brave donc aussi les dieux !
Si vos chants plaisent à Phébus, il vous comblera de gloire ; il le peut, car il s’assied à la droite de Jupiter. Mais un jour est trop peu pour chanter Apollon ; la carrière est vaste. Eh ! qui peut cesser de chanter Apollon ?
La tunique d’Apollon est d’or ; son agrafe, sa lyre, son arc, son carquois et ses brodequins sont d’or. L’or et les richesses brillent autour de lui ; j’en atteste Pytho [1] .
Toujours jeune, toujours beau, jamais le moindre duvet n’ombragea les tendres joues d’Apollon.
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« Terrible Pallas, s’écria Chariclo, qu’avez-vous fait à mon fils !... Déesses, voilà donc votre amitié !... Vous avez privé mon fils de la lumière... Enfant déplorable, tu as vu les appas de Minerve, mais tu ne verras plus le soleil... Mère infortunée !... Mont que j’abandonne à jamais, fatal Hélicon, que tu vends cher à mon fils ses plaisirs ! Pour quelques faons, quelques daims qu’il a percés de ses traits, il lui en coûte les yeux. »
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Argiens, gardez-vous en ce jour de plonger vos urnes dans le fleuve ; c’est aux fontaines seules à vous désaltérer. Esclaves, ne puisez aujourd’hui qu’aux sources de Physadée ou dans les eaux d’Amymone [2] . Si, du haut de ces coteaux fertiles, Inachus roule son onde argentée sur un lit d’or et de fleurs, c’est pour les bains de Pallas que ce dieu la réserve. Mais crains, ô Pélasge ! crains de jeter un regard même involontaire sur ta reine. Malheur à celui qui portera la vue sur les appas secrets de notre déesse tutélaire ; jamais ses yeux ne reverront Argos.
Ô puissante Minerve !
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