Mme Anaïs Ségalas,
Les Oiseaux de passage
“ Que l’arc-en-ciel, ruban des airs. Comme ses compagnes nouvelles, Elle tient un gentil rameau ; Sur le dos on lui mit deux ailes, Pour suivre au vol l’ange et l’oiseau ; Et parfois, quand elle est bien sage, Le bon Dieu lui permet encor D’aller jouer dans un nuage, Ou bien dans une étoile d’or. L’enfant obéissant, comme elle, En mourant s’envole dans l’air ; Mais il tombe, s’il est rebelle, Chez les hommes noirs de l’enfer. Là, d’un ton sévère on commande ; Si l’enfant joue, on le punit ; Sa leçon est, dit-on, si grande Que jamais il ne la finit. Tu frémis, n’est-ce pas ? ”
