Jean-Baptiste Théreux

Résumé

Jean-Baptiste Théreux,  Pierres noires et pierres blanches… (1923)

“ Inspire le violon Que soutient ma main débile, Que touche un doigt inhabile. Viens, enivrante musique, Viens, de ta voix séraphique, Viens, par tes accents divins, Dissiper mes lourds chagrins !
Eu, 1882.
18. — PAUVRE POÈTE !
La tristesse, vautour à la griffe mortelle,
Le saisit et l'étreint dans sa serre cruelle ;
Et le jour et la nuit il se sent tourmenté ;
Ou le coeur ou l'esprit est toujours agité. Oh ! malheur à celui dont l'âme est trop sensible ! Son bonheur est toujours une chose impossible; Ses aspirations sont loin du but commun ; Il souffre, pense, agit et pleure comme aucun.
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Théreux,  Pierres noires et pierres blanches… (1923)

“ Toi qui m'es inconnue, et pour toujours peut-être, Toi que je vois souvent en songe m'apparaître, Et qui viens dans la nuit t'asseoir à mon chevet Ecoute mes accents, c'est pour toi ce sonnet.
Femme attendue, ô toi, la moitié de mon Etre, Un jour, sur mon chemin, te verrai-je paraître ? Viendras-tu rassurer mon esprit inquiet ?
De ton regard aimé sentirai-je un reflet ?
Ton souris viendra-t-il égayer ma pauvre âme, Et ton amour, enfin, pourra-t-il, de sa flamme, Ranimer mon courage et mon luth languissants ?
Objet rêvé, n'es-tu qu'un être imaginaire ?
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Théreux,  Pierres noires et pierres blanches… (1923)

“ Dont le nom glorieux Brille comme une aurore ;
Son ciel est tout d'azur,
Son air est toujours pur.
Ce pays, ce pays par excellence,
C'est la Patrie, enfants, c'est notre France !
Un pays opulent Où brillent dans les plaines Sous un soleil ardent Tant de moissons d'or pleines, Et sur les verts coteaux Tant de raisins si beaux !
Ce pays, ce pays de l'abondance,
C'est la Patrie, enfants, c'est notre France !
Un pays vigilant,
Tendre amant de la gloire,
Où le soldat vaillant,
Volant à la victoire,
Combat avec valeur Et meurt avec honneur !
”
Source : Gallica

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