Paul-Ernest Lejourdan

Élements biographiques

Paul-Ernest Lejourdan Esquisses et bluettes, par Ernest Lejourdan (1858)

Le voyez-vous grandir, grandir toujours ? sa tête, Qui, des monts, ses voisins, humiliant la crête , Se déroule, debout, dans son immensité, Fait rayonner bien haut le nom d'une cité.
Car sa masse, où la force à la grâce est unie, Respire l'élégance et la calme harmonie.
Salut, à toi, salut, chef-d'œuvre audacieux , Qu'une main téméraire a jeté dans les cieux ;
A toi, qui, bienfaisant comme la Providence Nous verses, chaque jour, la vie et l'abondance, Qui, fécondant un sol jadis déshérité, Le pares des trésors de la fécondité !
Source : Gallica

Paul-Ernest Lejourdan Esquisses et bluettes, par Ernest Lejourdan (1858)

Toi qui, dans les splendeurs de ta munificence, As doté mon pays d'un canal merveilleux , Digne par sa beauté d'étonner nos aïeux ; Un canal bienfaisant, qui vient porter sans cesse Une mer, dans des champs frappés de sécheresse ; Et ce Pont, qu'on dirait construit par un Titan , Ce Pont aérien, à taille de géant.!
Mais d'où vient ta tristesse , ô Provence éplorée ?
Pourquoi ce crêpe noir, tendu sur ma contrée ?
Pourquoi ces chants de mort, ce cortège de deuil, Et ce peuple affligé, que précède un cercueil ?
C'est que Marseille , hélas ! vient de perdre un génie
Source : Gallica

Paul-Ernest Lejourdan Esquisses et bluettes, par Ernest Lejourdan (1858)

Par toi mon âme est doucement émue ; Et, dans mon cœur oublieux de mon sort, A ton aspect, la paix est descendue.
Oh! dans l'azur mollement suspendue, Laisse-moi donc te contempler encor.
Tu dois aimer ton immense domaine ; Car rien ne peut l'arrêter dans les cieux , Et, comme nous, tu ne prends pas haleine.
Toujours du vent le souffle pur t'entraîne : Mais, vois, ce soir, tout est silencieux, La brise dort et se taît dans la plaine.
Source : Gallica

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