Résumé

C. Estienne Essai sur les Confessions de J.-J. Rousseau… (1856)

Plus tard, je revins vers Montmorency, et j'aperçus au loin les coteaux d'Andilly et la vallée d'Eaubonne ; cette belle contrée me semblait habitée encore comme autrefois : je pensais à Saint-Lambert, à madame d'Houdetot, à madame d'Épinay, à Grimm, à Rousseau, à la maréchale de Luxembourg, en un mot, à cette brillante société du dix-huitième siècle depuis longtemps ensevelie dans la tombe, mais dont le souvenir est toujours si vivant dans notre esprit et dans notre coeur. Bientôt d'autres impressions changèrent le cours de mes idées, et je rentrai dans le monde de la réalité.
Source : Gallica

C. Estienne Essai sur les Confessions de J.-J. Rousseau… (1856)

Il fut donc question d'en faire un musicien, et il fut mis en pension chez le maître de chapelle d'Annecy, qui était Parisien, composait bien et s'appelait M. Le Maître. Rousseau parle délicieusement de cette vie de la maîtrise, des chants du choeur, des cérémonies de l'église embellies par le charme et l'harmonie des voix; et il fait ainsi vibrer dans notre coeur des souvenirs qui se trouvent, pour ainsi dire, en corrélation avec les siens. Rien n'est plus suave en effet que cette musique sacrée qui nous charme et nous élève vers Dieu.
Source : Gallica

C. Estienne Essai sur les Confessions de J.-J. Rousseau… (1856)

Si la troisième promenade est la plus remarquable du recueil, la cinquième est la plus délicieuse. Je crois en effet que Rousseau n'a écrit rien de plus ravissant : c'est une nouvelle description de l'île Saint-Pierre et le narré de son séjour dans ce site charmant. Rien n'est plus suave que les méditations qui accompagnent son récit : il semble que l'on est soi-même, en lisant ces pages, au milieu des bocages de l'île, et que l'on voit tout autour de soi cette belle nappe d'eau transparente entourée de ses pittoresques rivages.
Source : Gallica

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