Résumé

Marcel Thomas Jean-Jacques Rousseau : 1712-1778… (1962)

LETTRE DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU à Mme Dupin, 20 juillet 1754- Genève, Bibliothèque publique et universitaire, Mss., fr. 232.
De retour dans sa patrie, pour la première fois depuis dix ans, Rousseau se déclare enchanté de Genève et des Genevois. Il envisage même de céder aux instances que lui font ses compatriotes pour qu'il se fixe définitivement parmi eux. «Je ne puis vous dire, Madame, combien Genève m'a paru embelli, sans que rien y soit changé. Cette ville me paraît une des plus charmantes du monde et ses habitants les hommes les plus sages et les plus heureux que je connaisse ».
Source : Gallica

Marcel Thomas Jean-Jacques Rousseau : 1712-1778… (1962)

L'Académie de La Rochelle vient de couronner une Ode sur la mort de Jean-Jacques Rousseau, qui paroît inspirée par le fanatisme, plutôt que par le génie ; une ode, où l'on fait l'apothéose de ce dangereux sophiste, où un homme, dont les écrits attaquent la religion, le gouvernement et les mœurs, est exalté comme l'organe de la sagesse, l'apôtre de la vérité, le restaurateur de la vertu et des mœurs, qui mérite des temples et des honneurs divins.
Source : Gallica

Marcel Thomas Jean-Jacques Rousseau : 1712-1778… (1962)

Maurice Barrès prononçait à la Chambre des députés, le II juin 1912, s'opposant au vote de crédits demandés par le gouvernement pour la célébration du deuxième centenaire de Rousseau, un discours où l'esprit même de l'œuvre est attaqué. « Il est un grand artiste, disait-il, mais limité par des bizarreries et des fautes que seul l'esprit de parti peut nier. Que d'autres fassent leur Bible de l'Émile, du Discours sur VInégalité et du Contrat Social. Pour moi, je l'écoute comme un enchanteur dans ses grandes symphonies, mais je ne demanderai pas de conseils de vie à cet extravagant Musicien. »
Source : Gallica

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