Confessions de Jean-Jacques Rousseau

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau,  Les Confessions

“ Je sens mon cœur, et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus ; j’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m’a jeté, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu. ”
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Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau,  Les Confessions (1782)

“ Deux choses presque inalliables s’unissent en moi sans que j’en puisse concevoir la manière : un tempérament très ardent, des passions vives, impétueuses, et des idées lentes à naître, embarrassées, et qui ne se présentent jamais qu’après coup. On dirait que mon cœur et mon esprit n’appartiennent pas au même individu. Le sentiment, plus prompt que l’éclair, vient remplir mon âme ; mais, au lieu de m’éclairer, il me brûle et m’éblouit. Je sens tout et je ne vois rien. Je suis emporté, mais stupide ; il faut que je sois de sang-froid pour penser. ”
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Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau,  Les Confessions (1844)

“ L'amour, l'estime : la sincérité naïve furent les ministres de mon triomphe; et c'était parce que son coeur était tendre et honnête que je fus heureux sans être entreprenant.
La crainte qu'elle eut que je ne me fâchasse de ne pas trouver en elle ce qu'elle croyait que j'y cherchais, recula mon bonheur plus que tout autre chose. Je la vis, interdite et confuse avant de se rendre, vouloir se faire entendre, et n'oser s'expliquer. Loin d'imaginer la véritable cause de son embarras, j'en imaginai une bien fausse et bien insultante pour ses moeurs
”
Source : Gallica

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