Alfred Bougeault,
Étude sur l'état mental de J.-J. Rousseau et sa mort à Ermenonville
(1883)
“ Il est impossible qu'une tète aussi chaude et aussi mal organisée supporte la solitude. Le mal est fait; vous l'avez voulu, ma pauvre amie, quoique je vous aie toujours dit que vous en auriez du chagrin. Il est certain que cela finira par quelque diable d'aventure qu'on ne peut prévoir. » A cela, madame d'Épinay répondait : « La folie de Rousseau me fait pitié, et sa fausseté m'inspire un profond mépris. Vous croyez bien que je ne saurais marquer de l'amitié à celui que je méprise ; mais je ne saurais davantage, marquer du ressentiment à un fou. Je m'en tiens donc à l'indifférence. » ”
