Résumé

Lettre de Stanislas Girardin sur la mort de J.-J. Rousseau… (1825)

En admettant les viles inclinations de Thérèse (dont vous ne reculez d'ailleurs que la date) , je ne reconnais point de jalousie dans Rousseau, mais un sentiment plus amer, s'il s'est aperçu de la liaison de sa femme avec le palefrenier. Vous faites sentir combien il est absurde de placer l'amour entre de pareils êtres; l'amour n'est pas le mot, et vous me dispenserez de le dire. Du reste, vous savez comme moi qu'il y a des goûts singuliers ; et celui d'un roi puissant, qui n'a jamais aimé que les vieilles femmes, n'est pas des moins bizarres.
Source : Gallica

Lettre de Stanislas Girardin sur la mort de J.-J. Rousseau… (1825)

Un roman tout entier, développé en une seule phrase, a dû sourire à l'imagination de madame de, Staël. Mais comme l'illusion qu'elle nourrissait avec complaisance se serait dissipée successivement si elle eût voulu commencer par s'avouer que Rousseau avait alors soixante-six ans, sa femme plus de soixante, et l'homme de l'état le plus bas, pour lequel on lui supposait de viles inclinations, cinquante et tant ; lorsqu'il faut placer l'amour et la jalousie dans un pareil cadre, l'on voit qu'il ne peut nullement leur convenir.
Source : Gallica

Lettre de Stanislas Girardin sur la mort de J.-J. Rousseau… (1825)

Elle atteste à ses concitoyens, elle atteste à la postérité, que Rousseau ne s'est point empoisonné dans une tasse de café, et qu'il ne s'est pas brûlé la cervelle. Qu'importe, direz-vous, la dénégation de Thérèse Levasseur ? Elle importe beaucoup ; elle a du poids, et elle en acquiert surtout par la réunion de circonstances qui tendent à en démontrer la véracité : dès-lors elle nous paraît devoir être considérée comme décisive.
Source : Gallica

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