Résumé

Stanislas Girardin Lettre de Stanislas Girardin à M. Musset-Pathay… (1824)

Un roman tout entier, développé en une seule phrase, a dû sourire à l'imagination de madame de Staël. Mais comme l'illusion qu'elle nourrissait avec complaisance se serait dissipée successivement si elle eût voulu commencer par s'avouer que Rousseau avait alors soixante-six ans, sa femme plus de soixante, et l'homme de l'état le plus bas, pour lequel on lui supposait de viles inclinations, cinquante et tant ; lorsqu'il faut placer l'amour et la jalousie dans un pareil cadre, l'on voit qu'il ne peut nullement leur convenir.
Source : Gallica

Stanislas Girardin Lettre de Stanislas Girardin à M. Musset-Pathay… (1824)

M. de Girardin veut connaître, et il veut que l'on connaisse la cause de la mort subite de Rousseau; il fait venir des chirurgiens des villes voisines pour la constater. Son corps est ouvert, la cause de la mort est reconnue, et le procès-verbal d'ouverture dressé par des gens de l'art est signé par eux.
Maintenant, monsieur , dites-moi si c'est ainsi que l'on s'y prend pour cacher un suicide? Voyez combien de gens il aurait fallu mettre dans la confidence ; et croyez-vous qu'un secret confié à tant de personnes eût été un secret bien gardé?
Source : Gallica

Stanislas Girardin Lettre de Stanislas Girardin à M. Musset-Pathay… (1824)

Il ne se passait pas, comme vous le voyez, un seul jour où Rousseau ne fit une bonne, et même plusieurs bonnes actions. Voulait-on obtenir des charités de ma mère, des faveurs de mon père, c'était toujours à Jean-Jacques que l'on s'adressait; il n'a jamais laissé échapper une occasion d'être utile à ses semblables. Aussi était-il vénéré, chéri, non-seulement à Ermenonville, mais dans tous les environs. Les habitants de ces mêmes environs se rendirent à Ermenonville le jour où ses dépouilles mortelles furent déposées dans l'île des peupliers ; ils couvraient les coteaux qui environnent le lac.
Source : Gallica

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