Résumé

João Jacinto de Magalhães Relation ou notice des derniers jours de M. Jean-Jacques Rousseau… (1778)

L'on m'excusera, .si l'on veut, d'avoir mis si peu de fuite dans mes idées, & d'avoir tant parlé de moi-même & de la douleur dont je fuis accablé, dans ces lignes que je viens d'ajouter à la Relation de Mons, le Bègue de Preste. C'est qu'en écrivant j'ai suivi les impulsions de mon coeur ; & quand il est ému., on le sçait, l'esprit a peu à faire ; la main copie aveuglement le sentiment; de l'âme. Je n'en fais point d'apologie ; &; je n'efface rien ; parceque ce n'est pas un traité que j'écris, mais un épanchement du coeur, que je laisse échapper pour adoucir ma douleur.
Source : Gallica

João Jacinto de Magalhães Relation ou notice des derniers jours de M. Jean-Jacques Rousseau… (1778)

Je ne cache point, que je fus surpris d'apprendre aussitôt la mort de Mons. Rousseau ; mais je n'eus pas cette affliction tranchante, que j'aurois sentie s'il fut mort au milieu de ses malheurs passés. Ah ! l'on est assez heureux de quitter la vie avant de quitter le bonheur. Et pour ce qui regarde la mort, elle n'est qu'une fuite de notre organisation, une Loi de la Nature, à laquelle il faut se soumettre sans
mur-
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murmurer. Au reste, tous les avantages de
la vie ne méritent pas le regret de la perdre.
Source : Gallica

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