Brou de noix

Définition et enjeux

Jules Pizzetta Dictionnaire populaire illustré d'histoire naturelle… (1905)

Le brou de noix joint à une odeur fortement aromatique une saveur amère et piquante : c'est une substance stimulante, mais d'ailleurs peu employée comme médicament ; toutefois, on la fait entrer dans certaines liqueurs stomachiques. L'amande de la noix abonde en huile grasse, excellente pour l'usage alimentaire, mais susceptible de rancir promptement ; elle est d'un fréquent emploi en peinture. Un préjugé populaire attribue aux émanations du Noyer, ainsi qu'à l'eau de la pluie qui a lavé ses feuilles, une action délétère, tant sur l'homme et les animaux que sur les plantes.
Source : Gallica

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

On se sert pour teindre en fauve du brou de noix, de la racine de noyer, de l’écorce d’aulne, du santal, du sumach, du rodoul ou fovie, de la suie, &c.
De tous les ingrédiens qui servent à teindre en fauve, le brou de noix est le meilleur ; ses nuances sont belles, sa couleur est solide, il adoucit les laines, & les rend d’une meilleure qualité à travailler. Pour employer le brou de noix, on charge une chaudiere à moitié, & lorsqu’elle commence à tiédir, on y met du brou à proportion de la quantité d’étoffes que l’on veut teindre, & de la couleur plus ou moins foncée qu’on veut lui donner.
Source : Wikisource

Henri Coupin Les plantes originales (1905)

L'odeur de la noix d'arec?
dit un voyageur, a de la ressemblance avec celle du brou de noix. Elle est meilleure quand elle est sèche et de couleur brune. Les Annamites, lorsqu'ils enlèvent la peau de la noix fraîche, ont la lenteur et la physionomie particulières aux gens qui bourrent leurs pipes, l'air de complaisance qui annonce un plaisir assuré et qu'on savoure en imagination.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature