Jules Rochard

Résumé

Jules Rochard,  Revue des Deux Mondes

“ La kasbah d’Alger est un labyrinthe de ruelles étroites et enchevêtrées ; les maisons se rejoignent, par les étages supérieurs, en formant des voûtes, des arceaux, des couloirs obscurs sous lesquels s’engouffrent de véritables sentiers qui ne sont accessibles qu’aux piétons, et, dans les parties les plus larges, aux petits ânes du pays. Ces dispositions ne sont évidemment pas l’idéal de l’hygiène, mais elles répondent aux exigences du climat. On se sent à l’aise au fond des petites rues de Montpellier et de Toulon où l’atmosphère est tranquille, où le soleil ne pénètre pas. ”
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Jules Rochard,  Revue des Deux Mondes

“ Elles les voient, pendant le cours de l’année scolaire, s’étioler, s’amaigrir, devenir nerveux, irritables, dyspeptiques ; puis, lorsque l’heure des vacances a sonné, lorsqu’elles peuvent les emporter dans l’air salubre des montagnes, et les laisser vivre au grand soleil, en pleine liberté, la gaîté de leur âge revient comme par enchantement, avec le coloris et la fraîcheur de la jeunesse, avec l’appétit qu’on a d’habitude à quinze ans. Les vacances finies, il leur faut rentrer au lycée, reprendre le collier de misère, s’étioler de nouveau et attrister encore leurs mères. ”
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Jules Rochard,  Revue des Deux Mondes

“ On croit rêver aujourd’hui quand on remonte à cette période néfaste de l’histoire de l’humanité où tous les fléaux s’abattaient à la fois sur les populations terrifiées, où les guerres interminables, les épidémies, les famines se succédaient sans relâche, où les nations affolées se demandaient ce qu’elles avaient fait au ciel pour qu’il déchaînât sur elles de semblables calamités.
Ces menaces planaient en tout temps sur l’Europe du moyen âge ; mais jamais l’épouvante et le désespoir n’avaient atteint le degré d’intensité auquel ils s’élevèrent lors de l’épidémie de peste noire de 1348.
”
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