Résumé

Alphonse Brown Un jardin d'acclimatation à Bordeaux (1880)

Il n'y a certes pas de témérité à avancer que l'éléphant la girafe, la baleine, le grand pingouin boréal, les gros batraciens des Antilles, l'émeu de l'Australie, l'aurochs et le lion lui- même, sont menacés du même sort dont le lamantin colossal des côtes de Behring, les gigantesques moas de la Nouvelle-Zélande, l'immense roc ou épiornis de Madagascar, le dronte, le plus massif Colombide qui ait jamais existé, le géant de Leguat, la plus grande des poules d'eau, ont déjà été victimes dans l'espace de deux siècles à peine.
Source : Gallica

Alphonse Brown Un jardin d'acclimatation à Bordeaux (1880)

En plaidant la cause de la perdrix, — encore une persécutée près de sa fin, — le vieux chasseur ne songeait peut-être qu'aux rôtis succulents dont il allait être privé, mais l'analogiste ne s'arrête point à de mesquines considérations de gastronomie, et son esprit a de plus hautes visées. La perdrix conservée, c'est la terre échenillée et assainie, c'est la vigne déployant ses pampres sur tous les côteaux, c'est la steppe changée en pâturage, c'est le bétail remplissant les écuries de la ferme; c'est le vin débordant des cuves, en un mot, c'est la prospérité * agricole.
Source : Gallica

Alphonse Brown Un jardin d'acclimatation à Bordeaux (1880)

Assurément que s'il est une cause digne d'intérêt en ce monde, une cause capable d'absorber l'ambition d'un homme d'Etat vraiment digne de ce titre, c'est la cause de ces races d'élite menacées d'une extinction prochaine. Je parle de l'éléphant, de l'hippopotame, du rhinocéros, de l'aurochs, de l'élan, du daim, du bouquetin, du cerf, aussi bien que de l'outarde, du coq de bruyère et du faisan. Assurément que s'il est une loi dont l'urgence soit démontrée, c'est celle qui aurait pour effet d'arracher à une mort imminente le reste des plus magnifiques moules de la dernière création.
Source : Gallica

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