Résumé

La ramie, culture, préparation… (1901)

Toutes ces considérations réunis portent à conclure que le travail en vert est industriellement un traitement plus facile à appliquer que celui en sec; que les fibres ont une qualité supérieure, et que le nombre des récoltes des tiges est au moins quadruplé. On ne saurait donc trop insister sur les conséquences économiques du travail en vert dans les pays chauds, surtout si la fin de l'accroissement de la tige en hauteur est un état de végétation suffisante, comme tout semble l'indiquer, pour permettre l'extraction de bonnes fibres.
Source : Gallica

La ramie, culture, préparation… (1901)

Pour la Ramie, on est bien loin de là. Les fibres ne sont pas réunies enfaisceaux, en cordelettes dont les éléments sont étroitement soudés par leurs faces latérales. Elles sont isolées les unes des autres et disjointes; c'est ce qui fait leur pureté et leur beauté: le rouissage de la partie corticale qui les renferme les isolerait les unes des autres et ne donnerait qu'une masse emmêlée, ressemblant plus à de la pulpe qu'à de la filasse. En outre, ces fibres sont, dans l'écorce, recouvertes par deux lames étroitement unies et qui interdisent une extraction facile.
Source : Gallica

La ramie, culture, préparation… (1901)

Par contre, dans certaines régions de l'archipel indien et malaisien, la densité de la population est telle qu'elle peut certainement changer entièrement le mode d'exploitation, surtout dans la récolte et la première opération du traitement, c'est-à dire dans la décortication.
Sans abandonner le plan de grande culture, la décortication mécanique ne paraîtrait plus devoir s'imposer si une main-d'œuvre abondante de femmes et d'enfants, exigeant des salaires minimes, pouvait être employée à décortiquer manuellement à l'état vert et sur le champ même.
Source : Gallica

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