Résumé

Alphonse Teste Lettre à un médecin de province sur la médecine empirique… (1843)

J'ignore souvent moi-même la manière d'agir des agents thérapeutiques que j'emploie; mais, tout ce que je sais bien, parce que douze années d'études et d'observation me l'ont appris, c'est que la médecine comme tous les médecins la pratiquent, et comme je l'ai moi-même pratiquée trop longtemps, est une chose impossible et funeste à l'humanité, qui commeurc enfin ; s'en apercevoir. Que voulez-vous? la
médecine, pour moi, n'est pas une science, mais un art
Source : Gallica

Alphonse Teste Lettre à un médecin de province sur la médecine empirique… (1843)

Quel est donc mon traitement, dites-vous ?
Eh mon Dieu ! monsieur, celui que les Turcs et les Arabes pratiquent depuis mille ans à la barbe de nos écoles. Il y a trois ans que je l'ai fait connaître tout au long, et en l'appuyant de faits remarquables, dans un journal de médecine (1) . Mais, qui a daigné y prendre garde ? peut-on rien inventer de bon autre part qu'à Paris? - Passons aux affections nerveuses.
Guérissez-vous l'épilepsie, confrère? guérissezvous le tic douloureux? Valiénation mentale?
Source : Gallica

Alphonse Teste Lettre à un médecin de province sur la médecine empirique… (1843)

Tel est à peu près, mon cher confrère, le sommaire du traité de Médecine empirique que je publierai lorsque mes loisirs me permettront de le mettre au net. Mais je ne puis terminer ma lettre sans vous remercier des choses beaucoup trop flatteuses que votre enthousiasme vous a fait m'adresser, sans vous détromper sur un point important qui a trait à mon caractère : une fortune, diles-vous, est le fruit inévitable de ce que vous appelez mon talent. Une fortune, monsieur, n'est point ce que je désire
Source : Gallica

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