P.-B. Fournier

Élements biographiques

P.-B. Fournier La prière des petits enfants : légende (1856)

La pauvre mère ainsi comprend la charité, Et ses enfants, près d'elle accourus tout de suite, Embrassent l'étranger, et veulent que bien vite, Il prenne à lui tout seul le lit qu'ils ont quitté.
Oh ! que tu dois souffrir les pieds nus dans la neige !
Entre, lui disent-ils, notre lit est bien chaud.
Couche-toi. Ce banc-là c'est tout ce qu'il nous faut.
Que Jésus cette nuit encore nous protège, Et nous allons dormir peut-être mieux que toi.
Le sommeil, en effet, récompensa leur foi : Un rêve, le plus beau qu'on puisse jamais faire, D'un espoir enchanteur vint enivrer leurs sens.
Source : Gallica

P.-B. Fournier Un artiste véritable (1861)

Eût-il, ce fier mortel,, le succès pour devise, Eût-il la renommée à son désir soumise, Je dirai qu'à son âme il manque un sentiment, Je dirai qu'il n'a pas le feu, l'entraînement Qui captive les sens, émeut, ravit, transporte, Et que l'artiste enfin se classe de la sorte : Chez l'un c'est le talent ennobli par le cœur, Comme est Farinelli recevant son tailleur, Chez l'autre, du talent, c'est tout.
Source : Gallica

P.-B. Fournier Un artiste véritable (1861)

Ah! quel que soit le feu qui pénètre son âme, Le rayon de la-haut qui l'éclairé, l'enflamme, Peintre, musicien, sculpteur, artiste enfin, Artiste par l'esprit que seconde la main, Ou n'importe comment se traduit son génie, Si le titre d'artiste en lui se justifie, Celui-là parmi nous a la meilleure part, Car l'Éternel partout le suit de son regard !
Source : Gallica

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