Georges Rodenbach,
La Petite Veuve
“ Jeanne. Folie ! Chantreuil. Eh non ! qu’est-ce que toujours sinon la minute où l’on croit à l’éternité des choses ? Toujours, c’est la perpétuité de l’amour dans l’enfant. Jeanne (douloureusement) . Oui. Chantreuil. Un petit enfant qui rit, qui jase comme un oiseau, qu’on aide à marcher... et qui vous le rend plus tard ! ... Jeanne (brusquement) . Tais-toi ! tais-toi, Marcel, je t’en supplie ! Chantreuil. Qu’as-tu ? Jeanne (froidement) . Rien. Mariez-vous. Qu’est-ce que cela peut me faire ? Moi je suis heureuse, veuve, la petite veuve, on m’appelle ainsi dans votre monde. ”
