Voltaire,
LETTRE (1773 - 1776)
“ Mais, supposons que cette comète eût été de fer, pourquoi aurait-elle acquis, à cent cinquante mille lieues du soleil, une chaleur deux ou trois mille fois plus forte que le fer ne peut en acquérir dans nos forges ? Les solides, comme les fluides, ont chacun leur dernier degré de chaleur, qui ne peut augmenter. L’eau bouillante ne peut jamais s’échauffer davantage, l’huile de même, les métaux de même. Le fer, le cuivre, qui coulent dans nos forges en fleuves de feu, ne s’embrasent jamais plus que leur nature ne comporte. Le feu d’une forge est le même que celui du soleil. ”
