Edmond Haraucourt,
Les Derniers Hommes
“ Leurs jours, leurs nuits, dans la hantise des chiffres et des lignes, se passaient en calculs : leur cerveau considérable avait atteint à une capacité de travail et de production, en comparaison de laquelle nous ne sommes aujourd’hui que des êtres embryonnaires, et les conquêtes de leur esprit seraient inimaginables au nôtre. La science fournissait tout, et l’homme n’avait plus rien à faire, sinon penser pour découvrir et augmenter sans fin le patrimoine de ses forces, dont l’emploi cependant allait prendre fin tout à l’heure. ”
