Hippolyte-Michel de La Morvonnais

Résumé

Hippolyte-Michel de La Morvonnais Les Poètes du terroir

N’avez-vous pas, ami, vers l’aube de vos jours,
Quelques jours plus aimés ? On n’en sait pas la cause,
On y revient sans cesse et l’âme s’y repose,
En quelque lieu qu’on soit, on y revient toujours.
C’est une heure où le vent soufflait aux alentours,
Mélodieusement et parfumé de rose,
Ou quelque soir funèbre, où l’on fit une pause,
Vers l’humide Toussaint, aux pieds des vieilles tours.
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Hippolyte-Michel de La Morvonnais Les Poètes du terroir

Pour occuper les heures de solitude, il exhala sa douleur et chanta son bonheur perdu. La publication de La Thébaïde des grèves date de cette époque ; elle fut suivie de deux autres recueils de poésies : Un Vieux Paysan (Paris, W. Coquebert, 1840, in-12) et les Larmes de Magdeleine (ibid., in-12) . Il composa aussi des romans, Le Manoir des Dunes et les Récits du foyer, ainsi que des écrits politiques inspirés par l’amour désintéressé du peuple.
Homme généreux et bienveillant, Hippolyte de la Morvonnais fut maire de la commune de Saint-Potan, non loin de son manoir du Val.
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Hippolyte-Michel de La Morvonnais Les Poètes du terroir

Il appartenait à une vieille famille bretonne ; son père, jurisconsulte, avait été député à l’Assemblée législative. Lié intimement avec Lamennais, son compatriote malouin, il épousa par amour, on 1826, Mlle Marie Macé de la Villéon, parente de ce dernier. Disciple des poêtes « lakistes » et en particulier de Wordsworth, il vécut au manoir du Val-en-Pleudihen, sur les bords de l’Arguenon (Côtes-du-Nord) , et là écrivit de charmantes poésies, qu’il fit paraître quelques années après sous ce titre : La Thébaïde des grèves, reflets de Bretagne (Paris, Gabriel Roux, 1838, in-32) .
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