Résumé

Mgr Graselli Souvenir romain du centenaire de saint Benoît Labre… (1884)

Aussi, quoi qu'en disent ceux que le seul nom de pauvreté remplit d'horreur, les saints, les docteurs, les philosophes de tous les temps , ont-ils fait de la pauvreté volontaire les plus grands éloges. Saint Augustin la proclame la maltresse de toute philosophie, parce qu'elle pratique ce,qu'elle enseigne. Saint Chrysostome l'appelle le guide qui nous conduit sur le chemin du ciel, l'onction des athlètes, un exercice admirable, un port tranquille; et il conclut en disant que nul n'est plus riche que celui qui suit l'élan de son amour pour elle, qui l'embrasse avec allégresse.
Source : Gallica

Mgr Graselli Souvenir romain du centenaire de saint Benoît Labre… (1884)

Il faudrait maintenant dépeindre les épreuves d'un martyre d'un nouveau genre : on n'y voit point voler une tête sous le coup d'une hache, des bêtes broyer en un clin d'œil des os entre leurs dents, ou le bûcher dévorer le corps dans ses flammes ; dans ce martyre, le calice amer est bu goutte à goutte, Labre y tient ses lèvres collées jusqu'à son dernier soupir.
Source : Gallica

Mgr Graselli Souvenir romain du centenaire de saint Benoît Labre… (1884)

Sénèque, qui pourtant n'était pas chrétien, proclame grand celui qui, au milieu des richesses, a l'esprit de pauvreté ; il confesse que mieux vaut encore n'avoir point ces richesses. Il est clair que la pauvreté n'est une vertu que chez celui qui sait la supporter, et que, par suite, le sage seul est vertueux dans sa pauvreté.
Voyez notre saint : il pouvait vivre dans l'aisance , et il fut un tel modèle de la pauvreté volontaire, qu'on n'en a jamais vu et qu'on n'en verra jamais, ni ici ni ailleurs, de plus parfait.
Source : Gallica

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