Jean-Baptiste Petitalot

Résumé

Jean-Baptiste Petitalot Le Bienheureux Benoit-Joseph Labre… (1866)

Benoît ne désire qu'une chose : sortir du monde qu'il abhorre, se réfugier dans un cloître ; et toujours il est rejeté du cloître et lancé dans le monde. Il s'est présenté à la chartreuse du Val-Sainte-Aldegonde, à celle de Neuville, à la Trappe de Mortagne, chez les Cisterciens de Sept-Fonts : partout on rend hommage à ses rares qualités, à ses vertus, mais on ne l'admet pas; et au sortir de Sept-Fonts il ne sait plus
que devenir, il marche au hasard, semblable à un vaisseau sans pilote et sans gouvernail, qui s'en va flottant au gré de la tempête.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Petitalot Le Bienheureux Benoit-Joseph Labre… (1866)

CHARITÉ ENVERS LE PROCHAIN
I. — On se tromperait grandement, si l'on croyait que Benoît Labre ne fut jamais en état de faire du bien à ses frères ; c'est à tort qu'on l'accuse quelquefois d'avoir vécu pour lui seul, et d'avoir été inutile à la société, parce qu'il ne remplissait aucune des professions ordinaires. Peu de personnes au contraire rendent au prochain autant de services que lui ; car Dieu seul connaît toutes les misères qu'il a soulagées, toutes les douleurs qu'il a adoucies, toutes les tristesses qu'il a consolées.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Petitalot Le Bienheureux Benoit-Joseph Labre… (1866)

I. — Bien que Benoît-Joseph Labre ait excellé dans toutes les vertus, la pauvreté semble sa vertu de prédilection ; on l'appelait communément le Pauvre. Il savait que Jésus-Christ a placé la pauvreté au premier rang des béatitudes évangéliques : Bienheureux les pauvres ! Etant l'aîné d'une honnête famille, Benoît aurait pu vivre, sinon dans l'abondance et la richesse, au moins dans une douce aisance; car le droit d'aînesse conférait alors des avantages sérieux. Il ne voulut être riche qu'en pauvreté, et pratiqua cette vertu d'une manière vraiment effrayante pour la nature.
Source : Gallica

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