Charles Arthur Gauvreau

Élements biographiques

Portrait de Charles Arthur Gauvreau Charles Arthur Gauvreau,  Captive et bourreau (1883)

“ Un instant j’ai cru ensevelir le passé sous l’immense joie en voyant Fleur-du-mystère m’appeler son père et me combler de caresses. Comme mon cœur palpitait de sincère ivresse alors ; mais hélas ! une heure a tout détruit. Le remords a repris son empire avec la sombre passion de la jalousie, depuis qu’elle m’a avoué l’amour de Laurent. C’est un enfer pour moi que cette pensée : « elle l’aime ! » Cet amour de Laurent sera la clef qui fera tout connaître à Fleur-du-mystère. La Chouette se vengera, car il ne serait pas un digne enfant des bois, et Bison-des-Plaines a épousé son affront. ”
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Portrait de Charles Arthur Gauvreau Charles Arthur Gauvreau,  Au bord du Saint-Laurent

“ Le soir du 11 avril 1782, le curé Compain de l’Île aux Coudres, veillait seul dans sa chambre du presbytère ; il venait à peine de finir ses prières et la lecture de son bréviaire, lorsque tout à coup, dans le silence de minuit, il entend comme le son d’une cloche ; se croyant le jouet d’un rêve ou d’une illusion, il se lève et écoute : plus moyen de douter, c’est la cloche de son humble chapelle qui jette dans la nuit son glas funèbre. Il sort dehors ; la cloche sonnait toujours ; il entre dans l’église, personne ! et la cloche là-haut sonne toujours, tintant lugubrement dans l’espace. ”
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Portrait de Charles Arthur Gauvreau Charles Arthur Gauvreau,  Captive et bourreau (1883)

“ Je souffre, et le cœur a des angoisses indicibles. Où es-tu ? Armande. Reviens-moi, reviens-moi. Toi seule peut me faire vivre ; sans toi, je meurs à tout moment.
— Je viens, ma mère ; vois, je suis là à tes pieds ; et l’enfant s’approcha jusque dans les bras d’Alexandrine.
George avait la pâleur d’un cadavre. Tout est sans espoir ; mon Dieu ! j’espère pourtant encore en vous. Il faut qu’elle revienne, au prix d’un miracle s’il le faut. L’espérance et la foi peuvent tout.
La mère venait de prendre une main de l’enfant. Ta main est brûlée petite, et ton visage aussi
”
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