Pierre-Amédée Pichot

Élements biographiques

Pierre-Amédée Pichot Fauconnerie (1890)

Sans doute, vous ne réussirez pas du premier coup, sans doute vous aurez des déceptions et sans doute aussi quelques mécomptes, mais n'est-ce pas là toute la vie et ne faut-il pas que l'âme se trempe aussi bien aux petites, qu'aux grandes choses ! Ah ! Messieurs, ce n'est pas d'hier, allez, qu'un fauconnier fameux, Gace de la Bigne, chapelain du roi Jean pendant sa captivité en Angleterre, écrivait dans son vieux langage :
De chiens, d'oiseaux, d'armes, d'amour, Pour une joie, cent doulours !
Source : Gallica

Pierre-Amédée Pichot Fauconnerie (1890)

Ces oiseaux sont des pies-grièches. Les pies-grièches ont l'œil encore plus perçant que le fauconnier.
On en attache deux, à droite et à gauche de la hutte, sur de petits tertres artificiels qui forment observatoire. Rien ne passe en l'air sans éveiller leur attention, et vous apprenez vite à estimer d'après leurs attitudes la nature de l'oiseau qui excite leur méfiance. Si c'est un vrai faucon que la pie-grièche a découvert, son agitation est de plus en plus intense à mesure que l'ennemi se rapproche. Elle cesse de
manger, elle bat des ailes et pousse de petits cris.
Source : Gallica

Pierre-Amédée Pichot Fauconnerie (1890)

« Tout ainsi qu'on ne saurait lire sans la connaissance des lettres, de même on ne peut être fauconnier sans connaître les oiseaux. »
Or l'oiseau est pour d'Arcussia le chef-d'œuvre de la création, la perfection même. Il le chérit et il l'adore et place même l'amour de l'oiseau au-dessus de tous les autres amours terrestres. Je dis terrestres parce que d'Arcussia était un esprit fort religieux comme vous allez voir par le ton qui règne dans toute son œuvre.
Source : Gallica

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