Jean Lahor, Revue des Deux Mondes
“ Tout peuple meurt, après que ses grands bois sont morts ; Il ne suffit donc pas de la splendeur des marbres : Ces verts abris perdus, les peuples sont moins forts. Ce n’est pas seulement pour la douceur du rêve, Par nous goûtée en l’ombre apaisante des bois, Qu’il conviendra toujours de respecter leur sève, Sœur pâle du sang rouge, et sacrée autrefois : C’est qu’ils gardent en eux lame de la patrie, Son vieil esprit, ses mœurs, son antique vigueur : Quand la sève à Ilots coule en la forêt meurtrie, Un peu de notre sang quitte aussi notre cœur. ”
