Alfred de Musset,
Œuvres complètes d’Alfred de Musset
“ Le hasard, noir flambeau de ces siècles d’ennui, Le seul qui dans le ciel flotte encore aujourd’hui. Un bal est à deux pas ; à travers la fenêtre, On le voit çà et là bondir et disparaître Comme un chevreau lascif qu’une abeille poursuit. XIV Les croupiers nasillards chevrotent en cadence, Au son des instruments, leurs mots mystérieux ; Tout est joie et chansons ; la roulette commence : Ils lui donnent le branle, ils la mettent en danse, Et, ratissant gaiement l’or qui scintille aux yeux, Ils jardinent ainsi sur un rythme joyeux. ”
