Résumé

Un épisode de la persécution en Cochinchine… (1882)

Le mandarin frémit de rage ; de nouveau il va prononcer un arrêt de mort. L'émotion gagne la foule qui assiste à ce spectacle : « Grâce! grâce! » crie-t-on de tous côtés. En plusieurs endroits, le peuple rompt les rangs des soldats qui entourent les prisonniers. Un roulement de tambour met fin au tumulte et rétablit le silence.
« L'apostasie ou la mort, tas de chiens! » hurle le mandarin.
— « La mort! » répondent les confesseurs. « La mort ! » répètent les petits enfants avec l'inconscience de leur âge, mais à l'exemple de leurs mères.
Source : Gallica

Un épisode de la persécution en Cochinchine… (1882)

La nuit est obscure; le silence règne partout; seul, de temps à autre, dans les villages voisins, le tambour annonce les veilles ; suivant toute apparence, les païens ne se doutent pas de ce qui se passe à Ba-Giong. Mais il n'y a pas
UN ÉPISODE
de temps à perdre, les moments sont précieux. Bientôt la lune se lèvera et rendra la fuite dangereuse en l'éclairant. Une fois dans la plaine, plus rien pour dissimuler leur retraite, pas un arbre, pas un pli de terrain; la distance seule pourra cacher ce millier de victimes à leurs bourreaux.
Source : Gallica

Un épisode de la persécution en Cochinchine… (1882)

Mandarins, soldats et païens espéraient qu'en face de la mort toute résistance cesserait. Les chrétiens, levant les yeux au ciel, demandaient à Dieu la grâce qui fait les martyrs. Enfin les athlètes du Christ d'une seule voix s'écrient : « Fouler la croix, le signe de notre salut ! Jamais ! Nous aimons mieux mourir! »
A cette réponse, le mandarin entre en fureur; il donne l'ordre aux bourreaux de mettre à mort les généreux confesseurs.
Source : Gallica

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