Résumé

Lettres des dames de la halle de Bordeaux…

Imagine-toi, mon cher, que M.me la duchesse d'Angoulême nous attendait chez sa soeur : nous fûmes présentées par M. Desèze, il voulut commencer un discours, mais notre impatience était trop vive, et ne pouvant pas la retenir, nous nous mîmes à parler à la princesse toutes à la fois , et à lui témoigner tout notre attachement, en baisant sa robe, son voile ; elle nous permit même de prendre sa main, et se montra fort touchée de notre affection. La duchesse de Berri nous fit mille questions sur Bordeaux; nous lui dîmes combien il tardait aux Bordelais de la voir.
Source : Gallica

Lettres des dames de la halle de Bordeaux…

Pourquoi n'ai-je pas un enfant: je disputerais le berceau à ma soeur. Nous avions les larmes aux yeux de tant de marques d'affection. Que la volonté de Dieu soit faite, disions-nous ; mais Madame a ajouté : « Je serai toujours votre duchesse; vous m'avez appelé la vôtre, et je yeux l'être toujours ». Je n'oublierai pas de te dire que nous avons vu aussi le père de notre prince, le bon comte d' Artois , qui a eu tant de chagrin, et qui pleure encore chaque jour l'assassinat de son pamre fils.
Source : Gallica

Lettres des dames de la halle de Bordeaux…

Madame, elle a la main bien chaude. C'est quelle est un peu indisposée, a dit la princesse avec un air charmant, mais ce ne sera rien. La princesse nous a fait ensuite bien des questions sur notre famille, sur les habitans de Bordeaux; elle nous a dit que sans les connaître elle les aimait autant que sa soeur la duchesse d'Angoulême, et que le Roi lui avait fait grand plaisir en lui permettant de nommer son fils duc de Bordeaux.
Source : Gallica

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