Résumé

Georges Martin Marmande n'a aucun droit à la marque "Bordeaux" (1909)

« Vous venez d'entendre, Messieurs, publier l'arrêt du Parlement de cette ville, rendu le 22 décembre de cette année 1738, que de sages motifs ont occasionné. Il tend à réprimer la fraude par le mélange et la falcification des vins, qui ne peuvent devenir que très préjudiciables, de même que la fausse jauge ou mesure des barriques et versement des futailles du vin de Haut-Pays en celles du Diocèse. (1)
« Il n'y a point de négociant qui n'en connoisse la conséquence ; et rien ne paroit plus juste qu'en vertu des statuts de cette ville, on y tienne la main. »
Source : Gallica

Georges Martin Marmande n'a aucun droit à la marque "Bordeaux" (1909)

Déboutés de leur demande en 1626, puis en 1636, les habitants de la Haute Guyenne sont restés tranquilles jusqu'en 1739, « que les commissionnaires demeurant au faubourg des Chartrons, voulant se perpétuer dans la fraude qu'ils pratiquent depuis longtemps par le transvasement et le coupement des petits vins qui ne peuvent souffrir le trajet de la mer avec les vins du crû de la Sénéchaussée de Bordeaux, ont soulevé les habitants de Languedoc et du Haut Pays pour intenter une demande aussi injuste que mal fondée... ».
Source : Gallica

Georges Martin Marmande n'a aucun droit à la marque "Bordeaux" (1909)

L'on pourra se convaincre qu'aucun d'eux ne vient autoriser l'entrée de vins étrangers à la Sénéchaussée, quand les besoins du commerce bordelais semblaient l'exiger. Un des documents produits parle même d'une forte condamnation infligée à un capitaine de navire qui, sous prétexte d'une récolte insuffisante dans le pays bordelais, avait été acheté des vins à Marmande, ce qui était absolument contraire aux statuts de la ville, approuvés par divers édits royaux.
Source : Gallica

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