Résumé

J. Vignial Guide-pratique du propriétaire de vignoble (1871)

En résumé, on n'oublie jamais que la première
qualité du vin est de ranimer nos forces, comme de vivifier nos esprits : il faut donc qu'il ne soit pas trop vieux pour qu'il soit assez nourrissant et alcoolique, ni trop jeune pourtant pour qu'il ne soit pas nuisible à la santé par sa crudité ou son état de fermentation. On préfère toujours le vin dont le goût flatte le palais et se fait remarquer par un bouquet qui satisfait l'odorat. Il faut qu'il ne sente plus la fermentation, le vin, s'il est permis de parler ainsi.
Source : Gallica

J. Vignial Guide-pratique du propriétaire de vignoble (1871)

On n'exagère par la pression du marc, si l'on vise plutôt à faire de bon vin que du vin très-coloré qui ne satisfait que la vue aux dépens du goût. Les fortes pressions privent le vigneron d'avoir avec le résidu de la vendange qu'on lui laisse une boisson assez salutaire pour calmer la soif si vive que lui donnent les rudes travaux de l'été.
Source : Gallica

J. Vignial Guide-pratique du propriétaire de vignoble (1871)

Le choix des cépages est très-important pour avoir la qualité de vin que l'on désire. Le vin de telle contrée se fait remarquer par le corps, le vin de telle autre par la couleur, enfin le vin d'une autre contrée par le bouquet ou la finesse. On cherche donc à donner au vin que l'on récolte la qualité la plus prononcée qu'il acquiert dans le vignoble que l'on possède ; on a des cépages qui, mêlés ensemble,
se corrigent mutuellement de leurs défauts, même avec les défauts qu'ils ont.
Source : Gallica

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