Olivier Labraoui

Résumé

Olivier Labraoui Quête tragique (1978)

Pauvres et pitoyables Les Hommes convaincus, les morts convaincus Pauvres et pitoyables les Hommes vertueux, les cadavres vertueux pauvres et pitoyables les Hommes respectueux, les morts trop sages pauvres et pitoyables Ceux qui ne se sont jamais maudits
Ceux qui n'ont jamais connu la joie de se perdre, de s'oublier, de se nier, pour la grande affirmation de beauté
Pour la beauté de la Mort, pour la beauté des Grands Cycles du Temps
Les hautes fougères se dressent vers la lumiere qui brûle Les hautes fougères enfoncent leurs racines dans l'épaisseur nocturne
Source : Gallica

Olivier Labraoui Quête tragique (1978)

La Mort, la justice même de l'Errance... toutes les Œuvres mûrissent dans la destruction d'autres Œuvres ; le début de ma mort est le début du Monde. Je dois mourir, alors je peux être.
Mon Poème tu es l'Errance même, l'Errance des fougères détruites
Le ciel est fragmentaire Et le vieil automne d'or résonnera dans les bois de fougères Et les pierres sonores chanteront l'Hymne Aux étoiles rondes.
Source : Gallica

Olivier Labraoui Quête tragique (1978)

Hautes fougères courbées aux bords du ciel Tu sais que nous ne croyons pas aux certitudes qui n'ont pas le goût âpre de la Terre aux paupières closes
Tu sais Je dois aller Et je rêve de mourir un jour traqué par moi-même Au milieu des lacs de glace Un rire tranchant au fond de ma gorge dure
Pour la vie irréductible Aux ciels hallucinés des versets d'aurore des talismans d'étoiles La vie irréductible subversive impérieuse qui ne veut plus réinterpréter le Monde, qui est le Monde !
Source : Gallica

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