Olivier Labraoui, Quête tragique (1978)
“ Pauvres et pitoyables Les Hommes convaincus, les morts convaincus Pauvres et pitoyables les Hommes vertueux, les cadavres vertueux pauvres et pitoyables les Hommes respectueux, les morts trop sages pauvres et pitoyables Ceux qui ne se sont jamais maudits Ceux qui n'ont jamais connu la joie de se perdre, de s'oublier, de se nier, pour la grande affirmation de beauté Pour la beauté de la Mort, pour la beauté des Grands Cycles du Temps Les hautes fougères se dressent vers la lumiere qui brûle Les hautes fougères enfoncent leurs racines dans l'épaisseur nocturne ”
