Stendhal,
Molière, Shakspeare, la Comédie et le Rire
“ Le rire s’adressant à l’estime de nous-même, passion qui ne nous abandonne jamais, l’âme quitte avec plaisir la tristesse, même la plus naturelle, pour revenir au rire. 1o C’est que souvent la tristesse n’est que de la sympathie, et que l’estime de soi-même est un intérêt direct ; 2o je crois que l’âme se lasse facilement de la tristesse. Le rire vient-il de l’estime de nous-même ou de la vanité ? La vanité n’est-elle pas l’appréciation exagérée de nos avantages, comme si je me croyais l’homme le plus gros de France ? ”
