Ferdinand Sanlaville

Résumé

Ferdinand Sanlaville Molière et le droit (1913)

En résumé, Molière, malgré des défaillances regrettables, n'est pas le contempteur systématique de la morale et du droit naturel, de ce droit naturel, issu de la morale, qui contient en première page : le respect des enfants pour leurs parents, le respect du mariage, la notion du juste et de l'injuste, et tous les préceptes admis par le monde chrétien. Mais lorsque les moeurs soutenues par une législation vicieuse, lorsque les abus judiciaires et la violation du droit doivent être condamnés, Molière les stigmatise, soit ouvertement, soit bien souvent d'une manière indirecte.
Source : Gallica

Ferdinand Sanlaville Molière et le droit (1913)

Mais telle n'est pas à notre sens l'intention de Molière: sa comédie des Femmes savantes ne comporte pas un pareil revirement. Selon sa méthode habituelle il ne fait qu'y opposep un ridicule à un autre : le pédantisme outré au matérialisme exclusif.
Dans les Femmes savantes, de même que dans les Précieuses ridicules, il s'attaque seulement aux travers et aux ridicules de certaines femmes, c'est la fausse science, l'excès et les abus du féminisme qu'il condamne uniquement : il ne veut pas de la femme bas bleu, et il a mille fois raison.
Source : Gallica

Ferdinand Sanlaville Molière et le droit (1913)

Il raille la sotte vanité, les prétentions grotesques, les préjugés absurdes, l'insolent orgueil, le favoritisme et l'injustice sous toutes ses formes. Il condamne surtout les excès et les ridicules qui sont le fait des individus. Cependant par une répercussion fatale, la législation qui crée et protège, ou tout au moins tolère ces abus, est atteinte indirectement. C'est ce que révèle un rigoureux examen de l'oeuvre de Molière : il s'en dégage une intéressante interprétation, par l'étude de la situation juridique qu'avaient réciproquement les nobles et les bourgeois.
Source : Gallica

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