Résumé

Eugène Paringault La langue du droit dans le théâtre de Molière (1861)

Par le petit endroit que nous avons mis en saillie dans l'ensemble du tableau de la comédie de Molière, on peut se convaincre, comme il le disait lui-même, que « c'est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens2, » tâche bien laborieuse, en effet, puisqu'après vingt ans de travaux dramatiques3, elle usait à cinquante et un ans de vie le contemplateur (c'était le nom que lui avait donné Boileau) et en sa personne la plus grande puissance d'observation et la plus glorieuse illustration du grand siècle.
Source : Gallica

Eugène Paringault La langue du droit dans le théâtre de Molière (1861)

Le port de la verge était traditionnel ; dans la farce de Maistre Pierre Pathelin, qui date de la seconde moitié du quinzième siècle au plus tard, le berger qui a reçu un exploit d'ajournement dit au drapier : Ne sais quel vêtu de rayé Mon bon seigneur, tout dévoyé, Qui tenait un fouet sans corde, M'a dit.
M. Loyal est tout confit en feinte douceur et en patelinage raffiné. Il est très-digne de faire les affaires de M. Tartuffe, et je ne doute pas qu'il ne tienne très-bien son rang dans ce que Molière appelle la cabale 3.
Source : Gallica

Eugène Paringault La langue du droit dans le théâtre de Molière (1861)

On sait que la scène se passe à Paris ; c'est donc avec une parfaite exactitude que le notaire dit, à propos des dispositions à faire par le futur au profit de la future : Il peut l'avantager Lorsqu'il l'aime beaucoup et qu'il veut l'obliger; Et cela par douaire ou préfix qu'on appelle, Qui demeure perdu par le trépas d'icelle ; Ou sans retour qui va de ladite à ses hoirs; Ou coutumier selon les différents vouloirs ; Ou par donation dans le contrat formelle, Qu'on fait ou pure ou simple, ou qu'on fait mutuelle2.
Source : Gallica

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