Constant Coquelin

Résumé

Constant Coquelin L'Arnolphe de Molière (1882)

Il n'y a rien d'amusant comme cette éternelle confidence de l'amoureux au jaloux. Tous ces récits sont si vivants, si gais, si colorés, que l'action même produirait dix fois moins d'effet. Supposez que ce soit sous nos yeux qu'Agnès surprise enferme Horace dans l'armoire ; qu'y aura-t-il là de si piquant? Mais qu'Horace, sorti de l'armoire, raconte le fait à Arnolphe, qu'il n'a pas vu, naturellement, mais qu'il a entendu soupirer, quereller le chien et se décharger sur les porcelaines,- voilà la comédie, voilà l'imprévu, voilà le rire.
Source : Gallica

Constant Coquelin L'Arnolphe de Molière (1882)

Non; le signe de la divinité, c'est la création : l'invention, voilà le signe du génie. Il n'y a de Molière dans les types de Molière que parce que dans tous les coeurs il est toujours de l'homme !
Mais pourquoi, me dira-t-on,tenez-vous tant à prouver que Molière ne s'est pas mis en scène dans ce ridicule Arnolphe, qu'il nous représente si gaîment berné par sa pupille, une innocente, et par ses valets, deux imbéciles?
Source : Gallica

Constant Coquelin L'Arnolphe de Molière (1882)

Elle a toutes les qualités charmantes de notre amie : la droiture du coeur, la tranquillité d'âme, jointe à beaucoup de finesse native et à cette vivacité de réplique, dont Arnolphe est si déconcerté au cinquième acte ; Henriette, comme Agnès, est née pour le ménagé ; mais avec tout cela, elle sait; et cela ne diminue pas son charme.
Source : Gallica

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