Résumé

Lettres au Mercure sur Molière… (1887)

La précieuse à tes bons mots A reconnu son faux mérite.
L'homme ennemi du genre humain, Le campagnard qui tout admire, N'ont pas lu tes écrits en vain : Tous deux s'y sont instruits en ne pensant qu'à rire.
Enfin tu réformas et la Ville et la Cour; Mais quelle en fut la récompense?
Les François rougiront un jour De leur peu de reconnaissance.
Il leur fallut un comédien Qui mît à les polir son art et son étude; Mais, Moliere, à ta gloire il ne manqueroit rien, Si, parmi leurs défauts que tu peignis si bien, Tu les avois repris de leur ingratitude.
Source : Gallica

Lettres au Mercure sur Molière… (1887)

« Il n'a manqué à Moliere que d'éviter le jargon et le barbarisme, et d'écrire purement. Quel feu! quelle naïveté! quelle source de la bonne plaisanterie! quelle imitation des mœurs, quelles images, et quel fléau du ridicule! mais quel homme on auroit pu faire de ces deux comiques! »
imitation des mœurs ! quels portraits ! et quel fléau de ridicule ! mais quel homme on auroit pu faire de Terence et de lui ! »
Les partisans outrez de Moliere ont soutenu qu'il avoit plus corrigé de défauts à la Cour et à la Ville que tous les prédicateurs ensemble.
Source : Gallica

Lettres au Mercure sur Molière… (1887)

C'est ainsi que Plaute et Térence avoient imité les Grecs. Mais les deux poëtes latins, plus uniformes dans le choix des caractères et dans la maniere de les peindre, n'ont représenté qu'une partie des mœurs générales de Rome. Le poëte françois a non seulement exposé sur la scène les vices et les ridicules communs à tous les âges et à tous les pays, il les a peints encore avec des traits tellement propres à sa nation, que ses comédies peuvent être regardées comme l'histoire des mœurs, des modes et du goût de son siècle; avantage qui distinguera toujours Moliere de tous les auteurs comiques.
Source : Gallica

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