Résumé

A. Bazin Les Dernières Années de Molière

Est une pièce de Molière.
Toute la cour en dit du bien,
Après son Misanthrope, il ne faut plus voir rien :
C’est un chef-d’œuvre inimitable.
Il est un autre point sur lequel on s’égare depuis quelque temps avec une singulière liberté. C’est l’application, aux personnages nommés dans l’histoire, de tous les traits que l’on rencontre dans les livres. Cette manie, non pas de trouver, mais de fournir des « clés, » a toujours fait le désespoir des écrivains moraux ou satiriques, même de leur vivant, et quand on savait où rencontrer les gens dont il était question.
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A. Bazin Les Dernières Années de Molière

Malheureusement il y a, au fond même de ce sujet, quelque bonne foi qu’on y apporte, quelque sérieuse intention qu’on ait de le faire servir à l’édification du prochain, un inconvénient contre lequel nul talent ne saurait prévaloir. C’est que le libertin amuse, qu’il met le spectateur de son parti, tant que dure son péché en action, et que le châtiment surnaturel qui arrive à la fin pour terminer la pièce n’épouvante et ne corrige personne. Et, dans le fait, on ne voit pas que Molière, qui pouvait assurément beaucoup, se soit donné trop de peine pour éviter ce mauvais résultat.
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A. Bazin Les Dernières Années de Molière

A vrai dire, il y a de Louis XIV deux créations du même temps et du même genre, Colbert et Molière.
Il est facile de trouver dans les œuvres de celui-ci la trace de cette impulsion donnée à son génie par un pouvoir qui l’excite, l’élève et l’autorise. Jusqu’au jour où Molière trouva un protecteur dans Louis XIV, nous pouvions presque nous impatienter de voir ce qu’il fallait de temps, d’hésitations, pour mettre en train ce philosophe, ce railleur, que nous savions être allé si hardiment et si loin.
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