Résumé

Henry Lyonnet Mademoiselle Molière (Armande Béjart… (1925)

Songez-donc ! La Cour de Versailles va traiter pendant dix jours six cents personnes. Toute la troupe de Molière est mobilisée. Deux cents flambeaux de vingt-quatre bougies portés par autant de valets vêtus en masques éclairent le théâtre de verdure. Des cors, des trompes de chasse retentissent. Les chanteurs de
la musique du roi se font entendre, et voici la princesse d'Elide — Mlle Molière — qui s'avance avec une jupe de taffetas couleur de citron, garnie de guipure, et un petit corps en broderie or et argent fin, comme nous l'avons appris par l'inventaire dressé après la mort de son mari.
Source : Gallica

Henry Lyonnet Mademoiselle Molière (Armande Béjart… (1925)

Molière est pour Armande un compagnon trop sérieux, trop occupé, trop âgé, de goûts trop différents des siens, et le pauvre grand homme n'a pas rencontré en elle la femme qui lui eût convenu. Au lieu de trouver au foyer quelque calme, quelque consolation, après ses tracas du théâtre, ses déboires, ses découragements, les méchancetés de ses rivaux, les jalousies confraternelles, il n'a même pas une compagne qui s'intéresse à ses travaux.
Source : Gallica

Henry Lyonnet Mademoiselle Molière (Armande Béjart… (1925)

Qui donc enfin aurait pu supposer, en un siècle où les gens de théâtre formaient une caste à part, que toute cette tribu dramatique — sauf Armande peut-être — avait pour père un humble huissier à la maîtrise des eaux et forêts de France, Joseph Béjart, époux de Marie Hervé ? Car s'ils étaient pauvres d'argent, les Béjart, ils étaient par contre riches d'enfants, puisqu'ils en eurent presque une douzaine. Le maigre office à la table de marbre du Palais n'était pas, comme on peut le supposer, une grasse provende pour faire vivre tant de monde.
Source : Gallica

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