Rue Mazarine

Définition et enjeux

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac,  Eugénie Grandet (1854)

“ Un des plus horribles coins de Paris est certainement h portion de la rue Mazarine, à partir de la rue Guénégaud jusqu'à l'endroit où elle se réunit à la rue de Seine, derrière le palais de l'Institut. Les hautes murailles grises du collè- ge et de la bibliothèque que le cardinal Mazarin offrit à la ville de Paris, et où devait un jour se loger l'Académie
française, jettent des ombres glaciales sur ce coin de rue
”
Source : Gallica

Alfred de Champeaux,  Les Monuments de Paris , par A. de Champeaux… (1896)

“ L'architecte Levau, qui dressa les plans, établit une partie des murs sur les fondations de l'hôtel du duc de Berry, et les fossés de l'ancienne enceinte furent transformés en une rue qui, après avoir porté le nom des Fossés-Monsieur-le-Prince, devint plus tard la rue Mazarine. La façade principale décrit une place semi-circulaire dans l'axe de laquelle a été jeté le pont des Arts. Les deux extrémités de l'hémicycle sont terminées par deux pavillons à pilastres formant arcades au rez-de-chaussée ; sur le
comble s'ouvrent des lucarnes séparés par des vases à feu.
”
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Thérèse Raquin

“ ÉMILE ZOLA THÉRÈSE RAQUIN I Au bout de la rue Guénégaud, lorsqu'on vient des quais, on trouve le passage du Pont-Neuf, une sorte de corridor étroit et sombre qui va de la rue Mazarine à la rue de Seine. Ce passage a trente pas de long et deux de large, au plus; il est pavé de dalles jaunâtres, usées, descellées, suant toujours une humidité acre; le vitrage qui le couvre, coupé à angle droit, est noir de crasse.
Par les beaux jours d'été, quand un lourd soleil brûle les rues, une clarté blanchâtre tombe des vitres sales et traîne misérablement dans le passage.
”
Source : Gutenberg

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